Archimède ou le 'song-writing anti-dépressif'





Quoi que l’on puisse penser des intentions de l’opérateur SFR concernant son opération jeunes talents, une chose est certaine: Celle-ci a le mérite de mettre en lumière quelques artistes qui gagnent indéniablement à être connus. Ainsi, après la délicieuse Zoë Avril, une autre sélection du jury m’a très agréablement surpris: Le groupe Archimède.


Archimède ou le 'song-writing anti-dépressif'
Cinq garçons dans le vent, deux frangins compositeurs d’une pop mélodique et enjouée, ça vous inspire quoi? The Beatles? Oasis? Bingo! Voilà les principales influences de ce groupe Lavalois. Dire que celles-ci transpirent de leur musique est un euphémisme. Certains rabat-joie regretteront certainement une filiation aussi visible, y verront peut-être même un manque de personnalité. En ce qui me concerne, ma maxime favorite (“Y’a pas de mal à se faire du bien”) m’incline à ne pas me poser la question et apprécier sans retenue ces mélodies imparables, ces choeurs léchés, ces textes simples et classieux. Que ceux-ci évoquent les vicissitudes de la vie (Au diable vauvert), le facteur porteur de mauvaises nouvelles (fear facteur), ou la cupidité (le vedettariat), ils ont l’efficacité rythmique et l’élégance d’une autre de leurs influences: Dutronc… père (puisqu’il faut à présent préciser.)

A l’instar des Gallagher, les deux frères concoctent des chansons d’une efficacité redoutable, de celles qui vous accrochent dès la première écoute. Servies par la gouaille du chanteur, la solidité des instrumentistes, et la simplicité (apparente) des arrangements elles sont tout autant taillées pour le studio que la scène comme le démontrent leurs vidéos.

Leur bio parle de “song-writing anti-dépressif”. C’est exactement ça. A l’heure où l’on cherche des recettes efficaces pour diminuer le trou de la Sécu, en voilà une idée qu’elle est bonne: remplaçons chaque boite de Prozac par un cd d’Archimède, et hop, le tour est joué!

myspace.com/archimede



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