Arnaud Fleurent-Didier, La ReproductionUn ton désabusé qu'on connut chez Diabologum, une énumération de faits et de choses, un arrangement directement emprunté à Gainsbourg, et voilà le nouvel album d'Arnaud Fleurent-Didier qui nous conte la France Culture. Intéressant, un peu énervant aussi, comme cet air désinvolte qu'il prend.
Avec l'origine du monde, on est dans un monde qui emprunte à Polnareff. « Imbécile heureux » fait dans la variété pop blanche à influence sixties. Avec une voix affectée, quand elle n'est pas atonale. On regrettera peut-être assez vite un manque flagrant de mélodies et on se concentrera sur le style. Avec Mémé 68, on se pince, on se dit que c'est pas possible que c'est un pastiche. Difficile à écouter celle-là. Horripilant. On est quand même un peu dans un registre à la C Jérôme sur « Je vais au cinéma ». « Ne sois pas trop exigeant » nous dit-il, comme s'il lisait dans nos pensées. Il s'agit enfin du deuxième titre qui sort du lot par son côté récit cinématographique si l'on fait abstraction des choeurs à la Michel Legrand du pauvre. Choeurs pas beaux que l'on retrouve sur « My space oddity ». Plus du côté de Cloclo que de Bowie. « Risotto aux courgettes » s'appelle le titre suivant, avec sa mélodie improbable et ses choeurs qui réhabilitent « Il était une fois ». Pépé 44 relouche par son intro du côté de Gainsbourg mais est gâché par une voix criarde. Et ça se termine chez Yves Duteil ou sa réincarnation.
« La reproduction » est un disque qui est une véritable ôde à la variété des années soixante-dix, mais aussi un disque un peu tête à claque quand même. J'en ai retenu deux titres sur dix. Vendredi 5 Février 2010
La rédaction
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