Bertrand Soulier en concert à Paris et à Lyon





Discorama; l'album de Bertrand Soulier est déjà dans les bacs.


Bertrand Soulier en concert à Paris et à Lyon
QUI ?
Soulier, Bertrand.
Sexe : masculin. Signe particulier : Irrécupérable romantique, tendrement désespéré et plutôt doué pour faire croire qu’il n’est que branleur profane.

QUOI ?
Un garçon qui a consciencieusement tout fait pour ne pas être rattrapé par la musique. Et qui vient de perdre la partie.
« Pavillons‐sous‐Bois, c’est chez moi, c’est chez toi A la Toussaint, il y a le grand cimetière dans le dépôt RATP,
J’écoute les voix et j’entends les prières… Ici l’bon Dieu est syndiqué »

Maintenant, voici « Discorama », album brillant qui devait initialement être la (fausse) compile 1971‐2017 d’un artiste n’ayant jamais existé mais dont toute ressemblance avec des génies « disque‐d’orisés » ne serait pas complètement fortuite. Encore un concept. Histoire de se planquer une fois de plus derrière des gens à qui, sans le savoir, il n’a rien à envier. Surtout pas le talent. Et pourtant.
Discorama est un album. Un vrai. Un album de chansons. Bien écrites. Bien composées. Bien chantées et bien produites par un garçon à la fois désespéré, touchant, brillant, sensible, imprévisible et parfois même…Insupportable.
« Pour elle j’ai arrêté le mercure, le lithium et les disques durs (...) Comment prévoir que ton bonheur se trouvait au bras d’un robot mixeur ? Elle est partie avec un Daft Punk. Et moi, ça me fait de la peine. De la peine à la chaîne. »
Des histoires pimentées d’humour, de piano, de guitares, de cordes et de références, voulues, à ceux qui ont contribué à la bande son de ce plus que trentenaire : Gainsbourg, bien sûr, avec qui Bertrand a dîné, deux fois.Randy Newman, avec qui il n’a jamais dîné. Les Beatles, Jim Morrison, dont il est capable de parler des nuits entières. Sheller, Berger, Bashung, bien sûr. Et plein d’autres. Mais surtout avec une empreinte. Unique, la sienne, celle d’un homme, construit de ses incertitudes, façonnées de ses envies. Dirigé à son corps défendant par un talent qu’il ne
soupçonne qu’à peine. Un type obsédé par le temps qui passe. Triste à l’idée de savoir qu’il ne verra plus jamais une fille à poil pour la première fois et qui pense que le truc le plus rock and roll sur terre aujourd’hui… C’est de faire des enfants !
Discorama est sans doute l’album d’une génération : la sienne. La mienne. Bertrand Soulier nous y propose son angle de vue : une forme d’esthétisme bâtie sur les antonymes : foutage de gueule ‐ tendresse, provoc’ ‐ sensibilité,
humour ‐ mélancolie.
« Bien sûr j’suis qu’une épave, entre deux Nirvanas. Bien sur je suis la lave qu’aucun démon n’éteindra, J’ai les pieds dans l’béton, la tête Alka Seltzer. Mais quand j’chante une chanson, j’suis qu’le fils de ma mère. »
Du bel ouvrage.

Eric Jean‐Jean

BERTRAND SOULIER EN CONCERT


8 DECEMBRE A L’OLYMPIA
(en 1ère partie de Véronique Sanson)

20 DECEMBRE Lyon La Bourse du Travail

www.bertrandsoulier.com

www.myspace.com/bertrandsoulier



Nouveau commentaire :
Twitter

Poster un commentaire.

Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 19 Juillet 2017 - 17:06 April May, interview