Compte rendu du concert de Bruno Bazinet au Labo

Invitation au voyage à Ménilmontant





Le 18 et 19 novembre 2006, Bruno se produisait au Labo, une des trois salles du Théâtre de Ménilmontant. Une centaine de personnes étaient là, certaines étaient venues de Pau, de Belgique, Rouen... Dans le public, Jean-Claude un mélomane, Jean-Claude, chroniqueur à ses heures nous raconte ce concert-voyage.


Compte rendu du concert de Bruno Bazinet au Labo

Ménilmontant

Un petit univers situé au coeur de ce Paris village près de la rue Ménilmontant, un de ces vieux quartiers insensibles aux années qui passent, un lieu où le temps n’a guère d’importance...Le petit théâtre portant le nom du quartier se voit de loin, dresse sa pittoresque enseigne. J’avais déjà évoqué cette émotion que l’on ressent pour ces petits espaces d’échange, ces lieux magiques qui ont le mérite d’exister et d’accueillir ceux qui nous inventent d’autres étoiles, ceux qui nous font voyager et qui favorisent les rencontres... Justement, ce soir, nous avons rendez-vous. Pour partager un voyage avec l’artiste Bruno, un voyage à la destination bleutée...

Sur la scène du Labo
Sur la scène du Labo
Durant les quelques minutes précédant l’ouverture du spectacle se fait entendre le bruit de la mer. Le capitaine de cette traversée est-il en train d’amarrer son vaisseau ( c’est quand même mieux que de garer sa bagnole dans Paris...) ou attend t-il le moment de se jeter dans la scène ? Sa voix annonce l’invitation au voyage... Attention fragile.

Le rideau s’ouvre, quatre musiciens, pianiste, Eric Virault, bassiste, Yonnel Poivre-Le Lohé, batteur, Laurent Voloch et une charmante choriste et flûtiste, Lydie Maud. Peu à peu, Bruno nous emmène dans son univers construit avant tout sur une manière d’être avouée sans retenue et avec cette intégrité dont on dit qu’elle se perd si souvent aujourd’hui : « Si je vous donne l’impression d’être à l’aise/Ce n’est qu’en apparence/Je vis en vérité avec un coeur de verre ».

Ce dernier vers en dit bien long sur cette sensibilité à fleur de peau, sur l’intensité avec laquelle on reçoit la vie... tout en donnant le meilleur de soi-même.

Blanche, c'est tellement fou quand j'y pense...

Pardonnez-moi, je n’ai pas tous les titres en tête au moment même où j’écris ces mots, mais je citerai ces deux chansons qui pour moi sont parmi les plus fortes.
La superbe « L'abandon », un magnifique texte subtilement servi par de riches harmonies composées par Bruno lui-même : « C’est un pardon/Des injures/C’est une blessure/Le reste d’un frisson/Sous une fragile armure/C’est l’abandon... », sans oublier la très belle « Blanche »: « Blanche, c’est tellement fou quand j’y pense/Je voudrais prendre ma revanche/Sur mon désir de tes hanches/Oh, je suis amoureux.../Mais j’ai la certitude Que t’es partie pour longtemps/Avec mon cœur, une part de moi/Et cette absence... ».

Ces mots dans lesquels le commun des mortels se retrouve forcément...

Compte rendu du concert de Bruno Bazinet au Labo
Et d’autres moments magiques comme celui au cours duquel d’autres artistes, sans le savoir, prêtent leur voix au spectacle, le temps d’un instant, dans le noir, avant que les lumières nous éclairent de nouveau, la chanson « Parler d’amour » de Art Mengo/Ute Lemper, si finement interprétée avec cette jeune et jolie chanteuse, Isabelle Georges, de beaux regards échangés entre les deux artistes...

Cette soirée - j’aurais aimé qu’elle dure davantage - a été riche en retrouvailles et en rencontres, ces moments chaleureux font partie de la magie du spectacle, les artistes nous montrent le chemin vers des moments...de bonheur ? oui, une sorte de bonheur peut-être, en tout cas, une joie, un bien-être...

J.C.




1.Posté par Mademoiselle Olivier le 19/12/2006 08:11
Toujours sur la route Bruno, et de magnifiques photos qui comme les chansons donnent vraiment envie de se déplacer... A bientôt...


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