Elsa Kopf, le deuxième album sera participatif !





Le premier album d'Elsa Kopf était touché par la grâce. Elle chante divinement. Mais à l'heure du deuxième album s'est posée la question de son financement. Et pourquoi pas faire participer son public comme sur ces sites qui ont fait les carrières d'autres artistes. Elsa s'est lancée sur ulule.com et on va l'aider à voir réaliser ce deuxième album dont les extraits nous enchantent déjà. Interview mise au point.


Elsa Kopf, le deuxième album sera participatif !
Vous voilà sur un site participatif attendre que votre public investisse. Est-ce une démarche facile ?

- Je trouve très naturel, très direct, et très simple ce rapport entre l'artiste et un public. C'est la base. J'ai créé quelque chose, est-ce que ça vous plaît ? Ce n'est pas plus compliqué que les applaudissements sur scène. Et cela met en évidence une question essentielle, celle de la valeur que l'on accorde à la création artistique. Les gens prennent conscience que leur argent représente un pouvoir, des choix de vie, un acte politique. Vous pouvez payer 200 € une paire de baskets fabriquée dans un pays lointain, par une marque multi-milliardaire… ou bien vous pouvez payer 20 € un album d'auteur, qui vous reconnectera davantage à votre vie intérieure, à vos émotions. Vous comprenez bien que ça n'a pas du tout le même sens. À quoi accordez-vous de la valeur ? C'est ça la vraie question.



Ce type de financement dans l’air du temps, qu’en attendez-vous ?

- C'est un point de départ. Les petits labels sont en difficulté, ils ne peuvent avoir la vitalité pour être réactifs sur tous les nouveaux projets qui se présentent. Tout est très lent, très lourd, infiniment lent et lourd, les chansons traînent dans des tiroirs, elles perdent leur fraîcheur… Alors, plutôt que d'attendre chez moi en me plaignant, je fais un pas en avant, je donne l'étincelle du départ. Et si un label veut prendre le train en marche, alors tant mieux. Je ne fais pas ça contre eux, mais au contraire, pour les encourager. Ils n'ont plus envie d'avoir des artistes attentistes qui veulent que tout leur tombe du ciel. On peut être partenaires.(C'est sur ulule.com

Comment a été reçu le premier album ? A-t-il eu le parcours que vous lui souhaitiez ?

- "Acoustic Joys" m'a permis de mettre le pied à l'étrier : j'ai pu faire de la scène, des festivals comme Musik'Elles, une première partie de Stacey Kent, la chanson "Mai en moi" est entrée en play-list sur RFM… et j'ai même eu quelques chansons sur des compilations en Allemagne et en Chine. Je crois que ces chansons n'ont pas dit leur dernier mot, elles vont ressurgir ici et là, au fil du temps. Une musique de film, une pub en Chine, qui sait… Elles ne sont pas marquées d'une époque. Maintenant, à moi de vous présenter d'autres facettes, d'autres couleurs, d'autres paysages… Je réfléchis déjà à l'après "Marvelously Dangerous", j'ai plein d'envies à suivre.


Comment se situera artistiquement le second par rapport à ce premier album ?


La guitare folk reste au centre des chansons, mais elle n'y est plus seule. Elle a trouvé des copains. Il y a des synthés en tout genre, de l'Omnichord, de l'autoharpe, des loops très très retravaillés, filtrés dans tous les sens… Tout ça mixé assez loin, pour garder une belle sensation d'espace. Un espace pour la voix, et pour l'auditeur aussi. Quant aux textes, disons que le fil rouge serait une approche rêveuse de la vie et des relations amoureuses. Oui, une certaine qualité de rêverie, la bulle d'un monde intérieur, qui se préserve la violence environnante. C'est quelque chose que l'on retrouve aussi dans la musique de Pierre Faa, l'arrangeur-producteur de mon album, que ce soit en solo ou avec son groupe Peppermoon. Il sera sur scène avec moi, notamment le 8 avril à L'Hôtel, nous avons une formule scénique qui fonctionne bien, où chacun devient musicien sur les chansons de l'autre, à tour de rôle. C'est amical et chaleureux.




Sur le teaser, on vous entend chanter dans plusieurs langues. Est-ce pour profiter au maximum de vos talents de polyglotte ou est-ce quelque chose de plus conceptuel ?

- Je suis née à Strasbourg, la capitale de l'Europe, d'un père allemand et d'une mère française, tous deux profs de langues. J'ai donc peut-être une prédisposition naturelle pour les langues ! Je chante en français, anglais, un peu aussi en allemand et espagnol, je ne me pose pas la question en fait. Cela donne des couleurs de voix légèrement différentes, à l'échelle d'un album cela donne du relief.


Trois mots pour convaincre quelqu’un de “miser” sur vos chansons sur ce site participatif ?

- Parce que c'est so 2013 ! Parce que c'est du développement durable

Et parce qu'il y a dans ce disque le pied d'un arc-en-ciel.

facebook.com/elsakopf




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Jeudi 27 Avril 2017 - 06:58 Solynch, version 2.0