Eric Maïolino nous parle de sa nouvelle vidéo : je vais me baigner






Eric Maïolino nous parle de sa nouvelle vidéo : je vais me baigner
La vidéo est-elle devenue pour toi un moyen nouveau de diffuser ta musique ?

Absolument. J’ai sorti mon deuxième album autoproduit, Ange Heureux, en 2004 et j’ai immédiatement commencé à écrire de nouveaux titres. J’ai préféré les proposer à l’écoute sans passer par le processus long de la fabrication d’un album. Puis est arrivée la mode des vidéos « home-made », les vidéos-maison comme je les appelle. Après avoir un peu résisté à la mode, je me suis dit que ce serait un plus d’avoir l’image …. à condition que le son reste de bonne qualité ! Depuis deux ans, j’accompagne donc chacune de mes nouvelles chansons par une vidéo. Ca me permet en particulier de montrer les chansons telles que je les joue sur scène puisque toutes mes vidéos sont enregistrées dans les conditions du direct.

Est-ce que tu trouves un public par ce biais ?

J’ai remarqué que les vidéos avaient une plus grande visibilité que les simples titres audio. Il suffit de voir mon profil Myspace : si un titre est proposé à la fois en audio et en vidéo, le nombre de lectures vidéo est bien supérieur. Sans compter les visionnages sur Dailymotion. Une chose est sûre, j’ai plus de réactions à mes chansons sur les sites de partages vidéo que sur mon propre blog. Ca m’amène donc de nouveaux auditeurs, qui aiment ou qui n’aiment pas d’ailleurs.


Cette chanson montre une facette de toi qu'on connaissait moins, la dérision et le décalage. Est-ce une évolution de ton écriture ?

Sans doute. Avec la sortie d’Ange Heureux, j’avais l’impression d’avoir bien exploité ma veine romantique. J’ai alors commencé à écrire des titres comme « Je ne suis pas un homme » qui jouait plus sur la dérision. Puis je me suis inscrit en 2007 à mon premier stage d’écriture et d’interprétation organisé par l’association des Ecrivants Chanteurs. Grâce aux techniques ou aux thèmes proposés chaque jour par Chantal Grimm, je me suis rendu compte que j’avais la possibilité d’écrire des textes vraiment drôles comme « Tes copains d’abord ». Et pendant le travail d’interprétation, la metteur en scène Corinne Grémaud m’a poussé à accentuer le côté comique que j’exploitais au théâtre. C’est d’ailleurs à la fin de ce stage à Houlgate que j’ai écrit « Je vais me baigner » dans une volonté de pur divertissement. Ce qui m’a permis d’imaginer une vidéo-maison plus élaborée avec pour la première fois de petites séquences de comédie sans prétention.

Tu écris de nombreux compte rendus de concert et tu retranscris des interviews pour
Zik'n'blog , y a-t-il des rencontres qui t'ont marqué plus particulièrement ?
Je pense évidemment à de grosses vedettes internationales comme Toto ou Suzanne Vega qui, en plus d’être des pointures sont totalement accessibles. J’ai en mémoire Steve Lukather, le guitariste de Toto, qui me tape dans le dos en m’appelant « buddy » quand je le dis combien je suis fan ou Suzanne Vega que je me permets de féliciter pour son mariage et qui me répond avec une infinie gentillesse ! Mais je pense aussi à ma toute première interview : Sara Lazarus, magnifique chanteuse de jazz américaine, que j’aborde sans intermédiaire à sa sortie de scène. Toute aussi charmante que Lisa Ekdhal que j’ai interviewée cet été. Mais les français et les francophones ne sont pas en reste : Cali est aussi généreux en concert qu’en interview, Yves Simon, très bavard, peut facilement parler une heure et demie et Stephan Eicher est plein d’humour. Tous confirment qu’un grand artiste doit pouvoir rester simple.

www.ericmaiolino.com





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