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Julien Fumaz, " L’inspiration est mon premier album auto-produit ".

Julien Fumaz vient de sortir son premier album intitulé "l'inspiration".



Julien Fumaz, " L’inspiration est mon premier album auto-produit ".
Qu’est-ce que l’inspiration, comment la trouve-t-on ?
Je ne sais pas. On ne la trouve pas je crois. Elle nous tombe dessus. C’est quelque chose qu’il me semble difficile à expliquer, quelque chose d’impalpable. Certains la situent même dans un registre ésotérique. Ce n’est pas mon cas. J’imagine qu’elle est un outil qui sert à exprimer ce qu’on ne peut exprimer sans elle.
Sinon, de manière plus terre à terre, « L’inspiration » est mon premier album autoproduit. On peut le trouver en digital sur toutes les plateformes de téléchargement et sous forme « physique » sur le site www.julienfumaz.fr ou à la sortie des concerts. C’est plus palpable !
 
Si je vous demandais de faire la liste des courses, que verriez-vous comme produits de première nécessité ?
 
La chanson étant au second degré et pleine d’images, je vais répondre dans cette direction…
Le monde vit une époque formidable rempli d’aberrations donc je serais tenté de dire qu’un peu de bon sens et d’humanité dans les rayons du super marché nous feraient du bien…

Est-ce qu’aujourd’hui, ce premier album achevé et livré en pâture au public et à la critique vous connaissez une sorte de baby blues ? 

Juste après la sortie de l’album, il y a eu effectivement une courte période d’interrogations, de doutes, de remises en question, de vide, où je venais de conclure un projet et je ne voyais pas comment avancer. Finalement, très vite, d’autres projets à venir ont pris le dessus et je me suis rapidement remis au travail avec le guitariste Martial Bort qui collabore avec moi depuis le début.


Julien Fumaz, " L’inspiration est mon premier album auto-produit ".
Vous attendez-vous à de bonnes critiques ? Supporteriez-vous de mauvaises critiques ?

Pour le moment, on n’a pas trop à se plaindre. Je suis même agréablement surpris. Pour cet album, on a pris une direction musicale bien ciblée qui a été soulignée sur chacun des articles qu’on a obtenus. Je n’avais pas l’impression que cela se ressentirait suffisamment pour qu’on en parle.
Après, évidemment, ce n’est pas parfait. Il y a des choses à redire et certains le font. C’est souvent axé sur le chant et/ou la voix et je ne peux pas nier cela. N’est pas chanteur qui veut ! Mais ça ne me gène pas tellement. Je suis plutôt auditeur des chanteurs à texte sans voix donc j’assume assez cet aspect là de mes chansons.

Est-ce important ce que les gens disent ou pensent de votre musique ?

Oui et non. C’est agréable et important évidemment que les gens aiment ce qu’on fait et en pensent du bien. Ça fait plaisir, tout simplement. Et ce serait difficile de monter un projet comme ça sans trouver son public. Mais malgré tout, on a priorisé nos gouts et nos envies sans se soucier que cela plaise ou pas. Parfois même, on a fait des choix musicaux en sachant que cela ne plairait pas au plus grand nombre avec des parties instrumentales interminables, ou plutôt barrées dans un contexte de chanson française.

Quelles sont vos influences ?

A cette question, je ne peux pas répondre que pour moi. On a été deux musiciens à bosser sur cet album et les influences des deux ont participé.
Pour ma part, j’ai grandi avec la chanson française qui est née fin des années 70, début des années 80 comme Cabrel, Souchon, Renaud etc… Plus tard, j’ai découvert la musique américaine et anglo-saxonne et aujourd’hui, mes gouts se tournent plutôt vers la scène autoproduite française.
Martial, lui, a découvert à peu près la musique avec les mêmes artistes français et anglo-saxon mais il a vite orienté sa formation musicale vers le Jazz et aujourd’hui, il écoute plutôt de la musique Jazz indépendante.


Julien Fumaz, " L’inspiration est mon premier album auto-produit ".
Citez-moi un musicien qui selon vous force l’admiration et dites-moi pourquoi.

Il y en a beaucoup mais celui qui me vient de suite c’est Thom Yorke. Je suis en pleine période de redécouverte de Radiohead. J’admire l’évolution musicale du groupe, le travail du son et les prises de risque à chaque nouvel album.
J’ai de plus en plus de mal à supporter les artistes qui font un album, puis un second qui est le même, puis un troisième qui lui ressemble encore, etc… C’est évidemment difficile de prendre des risques mais c’est bien trop facile de ne pas en prendre. On n’est pas obligé de réussir à faire complètement différent à chaque fois mais je pense que ça vaut le coup d’essayer.

Qu’essayez-vous de dire en faisant des chansons ?

Honnêtement, pas grand-chose. Je ne suis pas un artiste engagé. J’écris comme ça me vient sans chercher un but à cela. Des choses me touchent ou me parlent, une chanson en découle et ensuite, je la peaufine pour qu’elle soit au mieux de ce que je suis capable de faire. Ça ne va pas plus loin. Il n’y a pas de message caché ou clairement exprimé dans mes chansons, en tout cas dans cet album. Les projets à venir sont déjà un peu plus orientés vers une certaine idéologie et un peu de politique.

www.julienfumaz.fr

Dimanche 13 Mars 2011
La Rédaction

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