L'object 47 de Wire






L'object 47 de Wire
Wire, né en pleine explosion punk signait dès 1977 son chef d’œuvre, Pink Flag. Ce manifeste à l’esthétique novatrice avec ses courtes chansons exceptionnelles fut suivi avec plus ou moins de bonheur par quelques vagues d’albums (Trois albums jusqu’en 79, puis de 1987 à 1991, Send en 2003, le nouvel album en 2008) où Wire a évolué vers une musique plus électronique avec ses synthés et ses boites à rythmes. Si le succès commercial a toujours plus ou moins fui les quatre hommes, ils restent une référence de la musique indie sans concession. Leur influence dépasse sûrement leur impact commercial. Bruce Gilbert, le guitariste, les ayant quittés, c’est en trio que se présente Wire pour un nouvel album, « Object 47 ».
Il s’agit d’un disque plus resserré, plus organique. Les synthés sont mis en veilleuse au profit du trio basse, guitare et batterie. La voix de colin Newman n’a pas vieilli. Elle est étonnamment aussi jeune mais beaucoup plus désabusée, moins mordante. On cherche désespérément l’étincelle parmi ces neuf titres assez linéaires. On n’est sûrement pas prêts à brûler ce que l’on a adoré. Juste un peu déçus par un disque annoncé comme un disque pop de Wire mais qui reste somme toute assez banal. Réécouter Pink Flag, Chairs missing ou 154 est assez assassin pour ce nouveau disque sur lequel on eut aimé retrouver nos anglais bien plus aventureux. Peut-on se satisfaire d’un disque banal de la part de Wire ?

Wire

myspace.com/wirehq



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