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L20 Concept jouait sur Paris et nous étions là !



L20 Concept
De notre envoyé spécial à l’OPA bastille.

Vendredi soir 19h. Je reçois un mail de mon redac-chef Benjamin Popp: “Coco, tu files illico au concert de L20 et tu nous fais un papier. Action.” Gasp! Pas une minute à perdre! Je saute dans la R19, et 1h30 d’embouteillages plus tard (@%^#&@$#%!!!) me retrouve devant le bar-club OPA à Bastille. J’entre et découvre une petite salle très “cosy”, aux poufs accueillants (je parle des sièges bien entendu…) et à l’ambiance feutrée. Musicalement, le ton est donné d’entrée par de l’electro à fort volume, basses et “pied” omniprésents. Sur une petite scène, un technicien informatique s’affaire sur un mac récalcitrant. Ou du moins c’est ce que je pense jusqu’à ce que Pascal m’informe qu’il s’agit de Dubberman, la première partie de L20, mixant en direct ses boucles et autres samples! Une réelle découverte pour moi. Je mentirais en disant qu’au bout d’une demi-heure, je n’attends pas avec impatience que L20 prenne possession de la scène, mais il me faut reconnaitre que cette musique n’est pas dénuée d’intérêt. Simple question d’habitude sans doute.

L20-Concept
Arrive enfin Pascal accompagné de Charly son percussioniste. Sur un pupitre trône le troisième membre du groupe: Pomme. L’exemple même du musicien dont rêve tout chef d’orchestre: Discret, efficace et obéissant au doigt et à l’oeil de Pascal qui l’effleurera négligemment entre chaque titre pour lancer le suivant. Dès les premières mesures, nous pénétrons dans l’univers L20: Des “tourneries” incroyablement efficaces, un mélange de sonorités actuelles et traditionnelles, d’instruments étranges, de voix d’ethnies lointaines, de samples triturés ou renversés...
Pascal, fretless en main, assène alors d’énormes notes de basse qui “assoient” immédiatement le morceau. Il se lancera plus tard dans de superbes envolées, yeux fermés, démontrant une technique sans faille et une belle créativité. La basse n’est pas ici un simple soutien rythmique, elle peut également jouer ou doubler un thème, ou se changer en instrument solo lorsque Pascal se lance dans un chorus. C’est ce qui m’a le plus frappé: Cette faculté d’allier des thèmes simples à une technicité évidente. Pas d’effets clinquants superflus, pas de démonstration facile du style “z’avez vu ce que je sais faire?”, les doigts caressent les cordes, le jeu est aérien, sobre et efficace…
Les rythmes étant prédominants dans sa musique, l’initiative de Pascal de s’adjoindre un percussionniste coulait de source. Charly (“si ce n’est lui”) Frère remplit à merveille son rôle. Les mains virevoltent sur les congas, le rythme collant parfaitement aux séquences et donnant avec la basse cette proximité indispensable à un spectacle live.
On se surprend à fermer parfois les yeux, envouté par ces sonorités étranges, entrainé par ce groove lancinant. Et c’est à ce moment-là, lorsqu’elles surgissent de notre imagination, que l’on se prend à rêver d’un spectacle associant les images à la musique. L’OPA est certes un endroit sympa, mais la musique de L20 réclame à mon sens plus d’espace et l’association à un DJ vidéo par exemple, en ferait un spectacle incontournable.
Pascal L-Touenti déclarait sur Musiciens.Biz: “Si convaincue, l’assemblée présente est, alors le monde à moi est”. Pari gagné.

Lundi 28 Novembre 2005
Malin Plaisir

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