Le brillant hommage du Grand Chêne à Brassens





Sur le nom de Georges Brassens et leur réputation, Baladins, qui ouvraient la soirée avec leurs chants de marins, et Le Grand Chêne ont accueilli plusieurs centaines de personnes dans la très belle salle du Toboggan de Décines. C’est un sacré tour de force pour des musiciens hors du circuit des tourneurs.


Des maillots rayés aux thèmes chantés, la mer a pris « les » Baladin(s) comme dirait Renaud, bien qu’ils fussent régionaux de l’étape et que la mer du côté de Lyon, on ne la voit pas très bien. Qu’importe ! Il y a dans ce répertoire là quelque chose d’intrinsèque à l’homme, comme le voyage ou l’aventure. Malgré quelques flottements dus à des réglages de sonorisation rendus difficile par la coexistence d’un groupe (basse, guitares, percussions) et d’un chœur de plus de dix personnes, les chansons de Baladin voguaient sur la foule et l’on sentait comme un roulis aller et venir dans un public ravi.

Le Grand Chêne

Le brillant hommage du Grand Chêne à Brassens
Le Grand Chène revisite le répertoire de Georges Brassens. Leur partis pris a été d’arranger à leur sauce les chansons d’un répertoire que l’on croyait scellé dans le marbre (au vu des actions en justice des héritiers qui s’agitent au moindre sacrilège) ou conservé tel une relique. Rien de tout cela chez le Grand Chêne. Leur spectacle est un vrai show dont une des qualités premières est de proposer quatre chênes pour le prix d’un, et en ces temps de baisse de pouvoir d’achat, ce n’est pas négligeable. Jean-Pierre Semay, Joël Ranchet, Martine Aubert et Florent Collet se succèdent au micro avec chacun sa personnalité, offrant une diversité d’interprétation bienvenue qui permet de s’éloigner de celle de Brassens et d’y revenir par moments. On est dans l’hommage et l’évocation, pas dans le copié collé. Le Grand Chêne a aussi choisi de mélanger les « hits » de Brassens à des chansons moins connues et ce passage de témoin permet de (re)découvrir quel parolier était le Sétois et la conséquence de son œuvre. Le groupe est chaleureux, ses arrangements ont le bon goût de ne pas être révolutionnaires. Une dérive art contemporain ou une relecture heavy metal n’auraient pas été dans le ton de l’hommage sensible et sincère qui est le propos de la soirée. Juste s’éloigner de la pompe traditionnelle « à Georges » et libérer un peu harmonies et rythmes suffit amplement et permet de rester connecté au monde Brassens. C’est dans cette palette là que le Grand Chêne et Brassens sont les gagnants de la soirée car tout cela donne l’envie de réécouter le Sétois avec le même plaisir que l’on a trouvé dans ce bel hommage.

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Jeudi 27 Avril 2017 - 06:58 Solynch, version 2.0