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Le nouvel album de Silerêves dévoilé à la radio lundi !

Lors d'une émission d'une heure diffusée par la webradio DBC lundi 19 décembre 2005 à partir de 21 h 30 Silerêves lèvera le voile sur un disque qui devrait s'intituler "Eternity" et qui fera suite à Patchwork.



Silerêves
Tu présentes ton prochain album dans une émission sur dbc, dis-nous en plus.

Tout d'abord merci de t'y intéresser, Benjamin. Ceux qui s'attendent à un "Lab de SILEREVES" comme les n°1, 2 et 3 vont être déçus. Là c'est plus une sorte de Timeline qui reprend les news de mon site, tout ce qu'il y a eu après "Patchwork". J'ai enregistré les monologues en une seule prise, très vite, ce qui donne à la chose un aspect très humain car on entend les fautes de prononciations, les tics et les hésitations. Je n'ai rien maquillé, c'est juste le carnet de route d'un petit compositeur dans sa bulle, en toute humilité. Alors maintenant, effectivement, après avoir re-écouté la chose j'y trouve un côté surréaliste. Ai-je vécu une année surréaliste ? Si ce LAB est le reflet de ce qui s'est passé après Patchwork, je pense que la descente d'acide n'a pas du être entièrement achevée, finalement :)

-Patchwork c'était un peu un bilan, c'est pas trop difficile de rebondir après un tel disque ?

Je ne referai jamais deux fois le même disque. Ca n'est pas difficile de rebondir car je me fous de rebondir, "ETERNITY" s'impose comme l'achèvement logique du travail de cette année, tout s'est fait tout seul. Au début juste parce que "le poisson rouge ne peut s'empêcher de faire des bulles", ensuite parce que j'ai été fasciné par les processus de création musicale que j'avais découvert (une façon de composer qu'il faudra que j'explique un jour), surtout par le résultat que cela donnait et qui me donnait l'impression de quasiment transmettre une musique qui me venait d'ailleurs. Et puis un beau jour j'ai senti que cela formait un tout, j'ai assemblé les morceaux ensembles et ils baignaient dans la même atmosphère lyrique et romantique, et surtout onirique. Même moi je trouve ça inqualifiable. La poésie s'est imposée comme fil conducteur et aussi la naïveté de l'enfance, reflet de ma propre naïveté. C'est pourquoi on y trouvera une voix de gamine lisant des poèmes de Verlaine, Rimbaud, etc... mais de façon inachevée et chaotique. Parce que "ETERNITY" c'est un monde à la lisière de la poésie et du sommeil, là où les rêves mélangent tout. A la sortie du CD cette période sera achevée et je vais me concentrer sur des chansons humoristiques parlant d'animaux tropicaux.

-Qu'est-ce qu'on va trouver sur ce nouveau disque ?

Il y aura les morceaux qui sont passés sur DBC comme "le chant de Morphée", "40 ans", "dans le chlore", "cruellement, Fred", "fillette sans futur", mais ce seront des versions légèrement différentes, par forcément avec les mêmes mots. J'ai aussi été tenté de ne garder que les musiques. Cette partie de la création du CD n'est pas encore entièrement finalisée, ça peut encore changer avant le pressage. Comme d'habitude je suis capable de chambouler ça au tout dernier moment.

Il y a des titres déjà en écoute ?

Oui mais pas les même versions. Les auditeurs de DBC ont suivi pas à pas l'élaboration de cet album , c'est ce que j'explique un peu au début du Lab.

-Est-ce que malgré la multiplication des expériences musicales toutes ces années, tu arrives encore à t'étonner ?

Ce qui m'étonne c'est la capacité à s'émouvoir des choses que l'on met soi-même dans la musique : c'est une impression étrange, que j'ai eu par exemple dans "Dieu vient quand il pleut" (sur "Patchwork"). A un moment donné il y a une suite d'accord qui me change de monde, qui m'élève hors d'ici et qui me fait planer avec une émotion que je n'avais pas prévue au moment de la création du morceau. C'est une suite d'accords impossible à reproduire, et j'ai l'impression d'avoir happé quelque chose d'ailleurs, d'avoir fait une résonance avec des ondes que je ne soupçonnais pas. Tout "ETERNITY" est comme ça, aussi, toute cette année je n'ai fait que ça. C'est ça qui m'étonne . Je ne me suis pas dit "je vais faire ce style", ou "je vais essayer ça". Après les deux ou trois premier accords c'est le morceau lui-même qui prends le contrôle, comme une entité douée de raison. Elle me contrôle et je dis "oui ça j'aime", ou bien "non ça tu jettes". Et le morceau est là.

Le site de Silerêves

Les nouveaux titres à écouter

Samedi 17 Décembre 2005
musiciens .biz

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