Les Buzzcocks au Ninkasi Kao





Environ trois cents personnes s’étaient déplacées à Lyon ce soir pour voir des Buzzcocks vétérans du punk et véritables légendes.


Les Buzzcocks au Ninkasi Kao
Pete Shelley et Steve Diggle branchés chacun sur un gros Marshall n’ont pas bougé d’un iota dans l’attitude. Physiquement, et c’est le lot de tout un chacun, les années n’ont pas glissé sur leur apparence comme elle l’ont fait sur leur musique. Pete ressemble à Bernardo dans Zorro, ça lui donne une certaine bonhomie et on est tous surpris de le voir chanter car, vous ne l’ignorez pas, Bernardo est muet. Cela dit, quel chanteur ! Toujours cette voix haut perchée tandis que Diggle fouraille sur sa Telecaster blanche, maladroit dans ses gestes plus que dans ses riffs. Deux jeunes blanc becs les accompagnent à la batterie et à la basse. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir été à l’origine d’un des grands mouvements artistiques du siècle dernier. Mais ils s’en sortent haut la main. Les Buzzcocks jouent principalement des titres tirés de leurs deux premiers albums qui viennent d’être réédités en version extralarge (2 cd remplis jusqu’à la gueule au lieu d’un seul cd à l’origine pour chacun des albums « Another music in a different kitchen » et « love bites »). Ils commencent comme sur le premier album en enchaînant un bout de « Boredom » à « Fast cars ». L’énergie est là. Les morceaux se suivent : « i don’t mind », "I need", « Fiction romance » et le public mi jeune mi quadras se lance dans un pogo effréné. Economie de gestes chez Shelley. Gros succès pour « ever fallen in love » repris en chœur. Les Buzzcoks sont efficaces, ils surfent sur leur légende et leur show est parfaitement rôdé même s’il manque parfois d’un peu de fun.



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