Jeudi 24 Juillet 2008
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Mademoiselle Olivier, un disque souple et illuminé

La rencontre de Mademoiselle et d'Olivier est heureuse, le couple rêvé. Leur magnifique disque témoigne de l'alchimie artistique qui découle de cette collaboration étroite. Une voix magnifique, posée, mure, touchante, mutine pour elle, des arrangements classieux pour lui, parfois surfant sur le fil des modes, revisitant des pans entiers de la musique des seventies à today, des guitares gracieuses, un peu à la manière de beaucoup de musiciens américains : efficace sans vouloir vous en mettre plein la figure.



Mademoiselle Olivier
Et les chansons sont là, et quelles chansons ! « Mauvaise humeur », le tube en puissance de l'album, explore sur un tempo des plus rapides du disque la face visible des sautes d'humeur d'un personnage que je verrais volontiers histrionique. « A samedi » qui ouvre le disque nous raconte l'attente d'une première rencontre, et c'est encore une des chansons que vous vous surprendrez à fredonner. Guitares flangées délicates et discrètes, rythmiques de guitares acoustiques, rythme qui chaloupe.

Continuons cette chronique avec les chansons que j'ai personnellement préférées. « Le revers de la mémoire », avec ses vocaux évoquant X Ray Spex , malgré un thème sur la mémoire qui flanche comme dans la maladie d'Alzheimer, a la souvenance de l'époque du punky London. On se voit bien pogoter là-dessus en fin de concert.

« Dégout dansant » est très réussi avec ses deux voix mêlées qui nous mettent directement dans une ambiance ouatée sur de jolies guitares acoustiques. Très sensible, très fin. « Bons baisers d'ici », qui est une cover, vient nous rappeler quel fin mélodiste est Alain Chamfort.
« Tous les chats sont mauves », chanson à tiroirs, comme d'autres sur le disque, a un refrain ( ?)( « Purple memory ») superbe et se termine par des entrelacs mélodiques.
Et puis, il y a tous ces titres qui font référence à Gainsbourg dont l'ombre plane sur ce disque avec bien sûr « initials SG », « Cowboy » (« Je t'ai suicidée mon amour ») ou au cinéma français « Rue de Courcelle » (Saint Germain des prés ?).

« Mes flippers électriques » est un disque souple et illuminé qui démontre qu'autoproduction ne rime pas forcément avec indigence ( le son est superbe, le digipack classieux).

mademoiselleolivier.com

Dimanche 29 Avril 2007
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