Marline BOREVA, une révolutionnaire humaniste...Marline BOREVA sort son premier album "Pas à vendre" prochainement et malgré un planning surchargé, elle a accepté de répondre à nos questions, juste pour nous, amis de musiciens.biz.
Quelques lignes pour vous présenter
Difficile de me présenter en quelques lignes : disons que je suis une jeune femme passionnée, révolutionnaire humaniste : j’ai le désir d’une société plus libre, plus responsable, plus consciente, plus joyeuse, plus jouisseuse, plus harmonieuse. C’est donc un combat de « mentalités » que je mène à travers mes chansons, dont le titre de mon album à venir donne le ton « nous ne sommes PAS A VENDRE ». Evoquer des propos sérieux sans jamais se prendre au sérieux. C’est mon défi et mon plaisir. Et pour les plus curieux, rendez vous sur mon blog www.marlineboreva.com/blog pour en savoir plus sur le personnage ! Vous définissez votre premier album "Je ne suis pas à vendre" comme "danse-électro-scénarisée". Pouvez-vous préciser ? Il s’agit de chansons à textes qui se veulent « profonds » chantés sur un mode décalé et ludique, donc « Scénarisés », et scandés par des arrangements « Dance-électro ». D’où le terme « Dance-électro-Scénarisée » abrégé en « D-é-S ». C’était également l’occasion de faire un petit jeu de mot : les dés, je trouve qu’ils ont un côté mystique, puisqu’ils représentent le « hasard », dont Marguerite Yourcenar disait « cet homme de paille de Dieu », d’autres en parlent également comme « d’un messager de Dieu qui voyage clandestinement », et moi, quand je ne sais pas choisir, je tire aux dés, en confiant donc mon choix au hasard. Et puis « D-é-S », peut se prononcer également « déesse »…Comme vous voyez, j’aime bien jouer avec les mots ! C’est mon petit côté enfantin et joueur… Quel sera son type de distribution ? (Internet, ...) J’utiliserai effectivement Internet, car c’est un formidable moyen de communication qui fait disparaître les frontières et qui permet d’être en contact direct avec son public. Mais je pense que cela ne suffit pas. Lorsqu’on aime un artiste, on a envie d’un objet qu’on puisse toucher, qu’on puisse tenir entre ses mains, qui raconte une histoire, qui soit un petit représentant de cet artiste. C’est pour cela qu’à mon sens, on ne remplacera jamais l’objet palpable musical (que ce soit un CD, un DVD, un livre, ou tout autre média à venir) par du « virtuel ». Par contre les exigences du public vis-à-vis de cet objet seront forcément de plus en plus importantes. Aussi j’aimerais confier une partie de la distribution de ma musique à une maison de disques, dont c’est l’un des aspects importants du métier. Elles ont leurs « entrées » et une « force de frappe » marketing qu’il est très difficile de concurrencer en tant qu’indépendant, lorsque l’on veut toucher un public important. Par contre je suis souvent déçue de leurs choix au niveau artistique. C’est pour cela qu’à mon avis, la stratégie gagnante à l’avenir sera probablement une synergie intelligente entre des producteurs indépendants et des maisons de disques, afin d’allier la créativité et la souplesse des « petits » aux moyens des « grands » Vous êtes "auteure-compositrice", avec quel instrument composez-vous la musique ou de quelle manière ? C’est variable. La plupart du temps, ce sont mes textes qui précèdent la musique : tous mes textes sont très imprégnés de ma vie, de mes différentes expériences, à travers des thèmes qui me tiennent à cœur. J’utilise mon expérience pour soutenir un propos. Puis j’associe un texte à une « bande son » que l’on m’a confiée, en créant une mélodie qui lui est propre. J’ai donc souvent créé une mélodie avec les contraintes d’un texte et d’un arrangement provisoire existant. Je ne sais plus qui disait que les contraintes sont créatives… Mais il m’est arrivé également de tout faire de a à z, sur mon ordinateur, en utilisant des logiciels tels que cubase et reason…Suite aux conseils d’un ami qui m’avait présenté P-L Sulitzer, j’avais créé une chanson complètement barrée sous la forme d’un duo avec Sulitzer (avec ma voix transformée en homme) qui s’intitulait « Dis moi Sulitzer ». Et ça leur avait plu ! Malgré une musique à danser, vos textes ne disent pas n'importe quoi. C'est important pour vous d'avoir des choses à dire et de les dire bien ? Pour moi, effectivement, une chanson véhicule un message et par conséquent il est important que ce message ait une portée « positive » ou « constructive ». A mon sens, tout propos a une portée qui est parfois sous-estimée et il est crucial d’en avoir conscience et de s’en sentir responsable. Je trouve effarant que certains médias soient complices de propos qui sont complètement immatures et incitent à la violence. Par exemple, je n’ai rien contre Diam’s et je trouve qu’elle a eu du mérite et a fait de belles choses. Mais j’ai été complètement consternée par son dernier clip qui n’est pas une peinture d’ « amour » trahi mais de « possessivité » trahie où le message sous-jacent est « les hommes sont tous des salauds, ils vous trompent quand vous avez le dos tourné », où elle incite carrément à la violence, la malheureuse ayant embrassé l’homme de l’héroïne du clip étant traitée de « sale chienne » (si je me souviens bien). C’est tellement immature ! Comment des personnes responsables et adultes peuvent laisser véhiculer de tels messages ?! L’amour n’est pas et ne sera jamais une prison. On ne peut pas forcer quelqu’un à aimer. L’amour se donne et se reçoit mais il ne s’impose pas. L’Amour, c’est la Liberté. Chacun est libre d’embrasser qui il veut. Je peux comprendre qu’on puisse se sentir trahi dans ces conditions, mais la meilleure attitude dans ce cas là est d’aller voir ailleurs et d’oublier le « trompeur ». C’est la meilleure leçon à lui donner. Encore faut-il s’estimer suffisamment pour cela. Ce clip consternant est une peinture d’egos blessés, de possessivité, d’incitation à la violence mais aucunement un hommage à l’amour. Ce n’est pas du tout le reflet d’une société évoluée je trouve. Les Beatles avaient de merveilleux textes. La plupart des grands artistes qui ont marqué leur temps nous ont touché par des textes d’amour sublimes. C’est un thème intarissable qui englobe tous les autres thèmes, puisque c’est l’essence de ce que nous sommes, d’où tout part et vers tout revient… Vous avez ouvert un blog où vous vous livrez plus "intimement", sur la façon de voir la vie, sur la spiritualité, sur une certaine éthique...On est loin du cliché de l'artiste "belle et tais-toi" du siècle dernier qui fredonnait des paroles "gnangnan". Qu'en pensez-vous ? Oui, je ne supporte pas cette étiquette de « sois belle et tais-toi » que certains essayent de nous coller de force lorsqu’on est jolie. Ceci dit, il est parfois préférable de passer pour quelqu’un de pas très malin, cela permet de mieux surprendre l’adversaire ! ;-) Pour moi, l’artiste doit créer de la Beauté, sensibiliser, toucher, émouvoir, émerveiller, être un pont entre le ciel et la terre. C’est une grande responsabilité que certains n’honorent pas suffisamment. Ou peut-être n’ont-ils pas la force de l’honorer. Car c’est une voix très difficile, semée d’embûches et de pièges en tout genre et à mon avis, il faut vraiment être un guerrier dans l’âme pour ne pas se perdre dans tout cela…Et avoir conscience que la bataille sera dure ! Mais heureusement, on trouve toujours quelques anges sur le chemin pour nous aider… Je crois beaucoup à l’adage populaire « aide toi et le ciel t’aidera »… Un clip à venir ? Oui, un petit clip à venir issu de ma dernière scène à l’Entrepôt, le 15 janvier 2007, sur une chanson intitulée « pourquoi tu souris pas ? » que je n’ai pas encore diffusée sur le net. Quel est le dernier film que vous êtes allée voir et le dernier livre que vous avez lu ? « L’illusionniste » avec Edward NORTON (l’un de mes acteurs préférés) qui parle de la magie. Mon père était lui-même un magicien qui épatait mes amis avec toutes sortes de tours (bras coupé, nœuds, cartes et autres) lors de mes anniversaires. Mais le plus grand Magicien dont on ne découvrira sans doute jamais tous les tours, malgré que la science s’y essaye, c’est la Vie, c’est Dieu… « Nous les Dieux », de Bernard WERBER qui réussit incroyablement bien à marier ses réflexions spirituelles, sa curiosité scientifique, sa sagesse et son imagination dans un roman palpitant, ludique et dépaysant. Je vous les conseille tous les deux ! Le site de Marline BOREVA Le blog de Marline BOREVA Mercredi 7 Février 2007
Michel Gullo
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