Partager Partager

Rastamytho, "Le cri du peuple"



Rastamytho, "Le cri du peuple"
Deux ans après la sortie de « Quel horizon ?» que nous avions chroniqué ici-même Rastamytho, LE groupe qui monte sur la scène reggae française nous revient avec un deuxième album : « Le cri du peuple » . Ces deux années leur ont indéniablement permis d’élargir leur potentiel dans tous les domaines : Un son riche et puissant, des compositions plus abouties, des arrangements mieux pensés, le saut qualitatif est évident.
On retrouve bien sûr les ingrédients qui nous avaient séduits dans le premier opus ; L’efficacité redoutable de la section rythmique (Axel Hache à la batterie, Florian Ravet à la basse et Yoann Legris à la guitare rythmique), le jeu discret et fin du clavier Hugo Hudon et bien sûr l’énergie incroyable et le flow du chanteur lead Aurélien Boudjemaa alias K-Teb.
En revanche, la 6 cordes-solo a changé de mains et, sans faire offense à son prédécesseur, l’apport des guitares précises et inspirées de Stéphane Lamour est un plus indéniable.
Autre nouveauté : les cuivres, saxes et flûte qui viennent, sous la houlette de Sébastien Bidon, joliment colorer certains titres.
Et puis, signe de la notoriété grandissante du groupe, quelques invités de marque comme Taïro, Jmi Sissoko, Kohndo ou Pierpoljak apportent avec un plaisir évident leur concours au projet des Mytho.
Enfin, last but not least, les chœurs, arrangés et réalisés par K-Teb (aidé par la chorale We are One dans "Tant Qu’on est là" et Michael Sarrazin) sont d’une justesse - dans tous les sens du terme – et d’une qualité bluffantes.
Bien qu’ils se réclament toujours du « reggae new roots », les titres de cet album peuvent sans nul doute toucher un public beaucoup plus large que les afficionados habituels, grâce tout d’abord aux mélodies accrocheuses de certains tubes en puissance (« ici », « le fil », « Je ne sais pas » ou « ne rien lâcher ») ainsi qu’à l’incursion dans d’autres styles - rap, soul ou hip hop – qui apporte des couleurs différentes et aère le projet.
A l’heure des « indignés » et de la prise de conscience politique de la jeunesse dans de nombreux pays, les textes des Rastamytho sont exactement dans l’air du temps. Leur discours, critique sur la marche du monde ou fédérateur et universel sur les valeurs, reflète parfaitement leur époque et leur génération. Comme sur le premier album, certaines formules demanderaient à être plus elliptiques et certaines (très bonnes) idées suggérées plus discrètement, mais le message est clair et sans concession. Les paroles percutent et ne laissent pas l’auditeur indifférent. A noter également l’astucieux double sens dans « elle est la seule » ou l’onirisme sombre dans « le fil ».
Le travail et les nombreuses scènes qui leur ont permis de roder les nouveaux titres ont indéniablement payé. Les Rastamytho sont à deux doigts de ce qu’on appelle communément « l’album de la maturité » avec cet opus bourré d’énergie qui ravira non seulement les fans mais séduira également bien au-delà de leur public traditionnel …


www.rastamytho.com






Dimanche 27 Mai 2012
La Rédaction

Dans la même rubrique :
< >

Mardi 21 Octobre 2014 - 10:45 Baxter Dury, "it's a pleasure;"


Nouveau commentaire :
Twitter

Poster un commentaire.

Musiciens | Actualités | Auto-production | Blog musique | Chroniques CD | Mentions légales | Mp3 gratuits | Pédagogie | Vidéo | Nouveaux Talents | One hit wonder


Google