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SILEREVES

autour de 'PATCHWORK'

En 2004 SILEREVES cultive son blé, qui germait depuis 15 ans pour le double "concept-album" PATCHWORK : un univers de folie poêtique dispensée par les instruments variés de la vie.



On fait les présentations :

SILEREVES
"Jusqu'à présent, et au-delà, je n'ai pu m'empêcher d'enregistrer de la musique.

Dés que j'avais terminé un "album" j'étais mal, et quand un nouveau projet se faisait jour je revivais. Alors je l'enregistrais avec les moyens du bord, chansons entrecoupées de bruitages enregistrés dans la nature ou chez les gens. J'ai fait des cassettes que je faisais écouter aux copains, aux filles, à la famille. Ils écoutaient et ne m'en reparlaient jamais, bien-sûr, ils les prenaient gentiment pour que je leur foute la paix. Pour eux, c'était peut-être une bizarrerie, pour moi c'était bêtement 80% de ma vie, car à côté de cela rien n'avait d'intérêt et tout n'était qu'apparences ("faux-semblants").

Alors ça a évolué sans vraiment changer : je produis toujours aujourd'hui ces enregistrements, je m'y suis enfermé. Si je les réunis tous, ça se découpe en une sorte de patchwork de musiques, de chansons et d'ambiances enregistrées, à l'insu des gens qui ont partagé ces moments dont je volais un morceau d'âme dérisoire pour le mettre dans une cage analogique.

Cela forme un tout, une oeuvre qui est là par la force des choses, qui m'est tombé dessus. Le pire c'est que jamais je n'ai pu me résigner à arrêter (je voyais bien que cela bouffait ma vie sociale).

Au moment de jeter les bandes dans le fleuve (et ce n'est pas une métaphore), ma main était retenue par la question de savoir comment j'allais pouvoir vivre sans ça... est-ce qu'après je serais encore quelque chose ? Finalement je pense que je retirais inconsciemment de la gloire d'être totalement underground, le mythe romantique de l'artiste maudit. Il s'agit de la gloire de n'avoir fait aucune concession, même pas celle d'avoir fait l'effort d'essayer d'être plus accessible (comprendre "compréhensible") : c'est comme si ma musique ne sortait pas de moi, mais me tombait dessus comme une pluie céleste qu'il me faut bien digérer. Une sorte de malédiction !

J'ai attrapé la maladie du magnéto. Je suis un bricoleur, pas un musicien, et pourtant on entend pas moins d'une dizaine d'instruments différents dans "Patchwork".
Je me rappelle aussi avoir frôlé ce champs de maïs, le micro à la main, pour enregistrer le vent qui frotte ("musique végétale"). C'est dérisoire d'accorder tant d'importance au bruit du vent dans un morceau de musique. Ou bien encore d'enregistrer une chanson avec un vieux magnéto à cassettes pour bien entendre le souffle de la bande analogique qui "voile" le son de la guitare, utiliser volontairement du matériel obsolète pour cette atmosphère de vieilles choses. Je me souviens avoir volé le son d'une conversation entre un bon ami et moi, échappé du cercle d'autres camés diaphanes (ça se trouve au début de "Patisson walk").
Enregistrer à chaque fois que l'occasion se présente, c'était une motivation pour continuer... de toute façon, le temps file toujours... Celle qui a disparu mais dont la voix est toujours là, dans "patchwork", ne se doute pas qu'une partie de son temps est enfermé dans une bulle sur deux fagiles cercles d'argent. Il y a là quelque chose de magique, qui trancende tout ce foutu carcan d'idées d'être accepté par ses pairs ou non, de préparer un avenir d'artiste reconnu ou non. Même l'idée de la prétendue "pureté" de l'artiste dans son bocal, sorte d'ermite sans tâche qui livre sa création primale, c'est un lieu commun qui ne veut rien dire par rapport à l'insaisissable sentiment d'étrangeté lorsqu'on écoute certaines musiques : car au moment de leur création, il y eut cette sensation d'avoir saisi quelque chose de secret, d'envoutant, d'offert.

Dans "Patchwork" il y a beaucoup de sons et de voix, flottements dans l'éther qui sépare les chants et les dream-musiques, tout ceci puisé dans les restes et la poussière figée par le magnéto. Je suis fasciné par le concept du voyage dans le temps : je voyage dans le temps sonore. Mélange d'époques, liens secrets inutiles étalés par une voix d'enfant qui un jour lui-même pourra écouter les samples de sa voix capturée, entre les messages des chansons. Inutilités et contrastes burlesques entre pathos et humour absurde ("home" + "dernière pochade", ou encore "pigeon watzz gag" suivi de "encore un rêve de trop"), surprises inattendues comme des trous de temps où il ne se passe rien ("aller à 12"), vieux morceaux d'enregistrements...
Et la musique là-dedans ? On pourrait dire que d'un point de vue purement instrumental (j'ai déjà joué avec des types qui ne juraient que par cet aspect là), on aurait pu intituler la moitié de l'album "inventions pour guitare folk et orchestre symphonique " et l'autre partie "expérimentations pour instruments pas chers " (un peu à la façon d'un Pascal Comelade) . Mais justement, puisqu'il faut décrire, ranger dans un tiroir, je ne peux pas donner une idée de ma musique autrement qu'en parlant de ce qui est autour. Mon problème a toujours été de ne pas pouvoir décrire ma musique, de ne pas pouvoir la présenter dans un cadre disons... prédigéré.

Je ne peux que dire : écoutez "SILEREVES/PATCHWORK", faites une parenthèse de deux heures de votre temps. Et si c'est impossible, si vous êtes piégés, je vous invite à écouter ne serait-ce qu'un seul morceau : "Dieu vient quand il pleut"(fichier mp3) ". Ecoutez-le seul, devant la fenêtre, entre deux respirations, la vie en suspension."

extrait du site de Silerêves

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Le double CD

SILEREVES
CD 1 (le monde) 64'35"

1. intro : poême de la Lune
2. c'est l'an 2000
3. cephilia sun rapace fight
4. "Petite ville"(WMA)
5. Dieu vient quand il pleut
6. laius
7. "Une poussière dans l'infini"(MP3)
8. nouveau depart
9. bienvennu
10. le voyage (WMA)
11. récréation (Alem)
12. le monde
13. hors du monde
14. entr'acte :pigeon watzz gag
15. encore un rêve de trop
16. morceau de vie




SILEREVES
CD 2 (desincarnation progressive) 58'12

1. soleil noir
2. "Vieux poême bicéphal"(WMA)
3. asphalte beton
4. radio soledad
5. poême carcéral
6. home
7. Ce que tu voulais ?
8. mort de Céphilia
9. babyjokes
10. la nature des mots
11. (aller à 12)
12. free ballad of Horselover Fat
13. patisson walk
14. "Le coeur des hommes-machines"(WMA)
15. symphonie des enfants-souvenirs
16. pardon
17. l'enterrement
18. final
19. un ciel plus bleu

En vente ici

Paru le 26/07/2004


Rock Clan : l'Echange de Bannières - Rock Français

Mercredi 01 Décembre 2004
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Michel Gullo, un disque de chansons electro en téléchargement gratuit

Michel Gullo a l'image d'un chanteur de variété dans le sens où Francis Cabrel l'a aussi. Le genre variété qui lorgne vers la country américaine ou le folk. La guitare en bois lui va à merveille. Elle lui permet de ciseler un arrangement sobre et efficace sur des paroles elles-mêmes simples et poétiques. Le côté romantique de ses textes est en adéquation avec cette sobre musique chaleureuse. Ce talent là est mis en exergue dans ses vidéos maison qui vont au plus près de l'humain, dans son intimité et sa vérité sans artifice. Curieusement, Michel Gullo a choisi de mettre de l'electro dans son folk sur un album qui s'intitule « Que restera-t-il » ?

Michel Gullo, un disque de chansons electro en téléchargement gratuit
Je dis « curieusement » car Michel place ses chansons sur un territoire qui ne lui est pas familier et dont il ne connaît ni les codes ni les us et coutumes. Mais n'est-ce pas le propre de l'artiste de se mettre ainsi en danger, quitte à être mal perçu, voire incompris ?

Le fan d'electro ne comprendra pas aisément ce que font ces chansons aux constructions assez traditionnelles au milieu de ces synthés et loops qu'il a l'habitude d'entendre dans tout sauf des chansons. L'amateur de chansons sera également déconcerté, car la chanson française, il l'a voit autrement. Ce disque hybride de chanson electro est un pari gagné pour Michel Gullo. Un chanteur a-t-il à répondre à un cahier des charges ? Certainement pas. Il doit éviter de ronronner. Au moment où ce disque a été réalisé, éviter de ronronner pour Michel Gullo, ça devait ressembler à jeter sa guitare folk aux orties, pour peut-être mieux la retrouver ensuite, nous n'en savons rien car ce n'est pas à nous de le dire.

Ce « que restera-t-il » nous livre quand même (et je dis « quand même », conscient de mettre un coup de pied aux fesses des intégristes à la guitare folk en bandoulière qui se bouchent les oreilles à la vue d'une boite à rythmes ou du moindre synthé) quelques unes des plus belles chansons que nous connaissons à ce jour de Michel Gullo : « Elle rit », « que restera-t-il ? » pour ne parler que de ces deux pépites.

Vous avez de la chance, Michel Gullo en adepte du libre a mis son disque en téléchargement gratuit sur son site . Ne boudez pas votre plaisir, mettez de l'electro dans les chansons de votre lecteur mp3 !

Michel Gullo

Michel Gullo chez Myspace

http://michel.gullo.free.fr/audio/album2007/05_elle_rit.mp3 Elle rit
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http://michel.gullo.free.fr/audio/album2007/01que_restera_t_il.mp3 Que restera-t-il ?
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