Plus que 119 mn 49 ! Mon dieu, il y a un compteur. Carla Bruni et moi, c’est pas pour la vie ?
Vite, on écoute :
« Ma jeunesse » commence par du piano. La voix est familière depuis le premier album. Elle joue des atouts qui font son charme, nonchalance et voix voilée. Orchestration classique, bonne petite ballade. Plus que 116 : 55 avant d’être jeté comme un malpropre du carré VIP.
« La possibilité d’une île », texte de Houellebecq. Re ballade. Sans surprise, mêmes qualités que la précédente, mêmes défauts à savoir que c’est un peu conventionnel.
« L’amoureuse » commence par des cordes, violons, guitares. Encore une chanson de bonne facture. On va se répéter, comme Carla Bruni diront certains. La mélodie semble sortie du premier album comme celle de « Ma came » qui se rapproche plus de ce qui a été fait avec Bertignac. « Salut Marin » voit une tentative de placer la voix un peu autrement.
« Ta tienne » rejoue l’énumération comme sur certains titres du premier album. Peut être que « je suis ta chienne » au lieu de « je suis ta tienne » aurait été plus français et aurait mieux répondu aux désirs du public. Dans le show biz faut savoir donner de soi, sinon t’es comme qui dirait un pied dedans, un pied dehors. « Pêché d’envie » passe comme le reste…
Carla Bruni n’a pas retenu la leçon de son précédent album, à savoir que son public veut l’écouter en français. Tant pis, elle ose un « you belong to me » sympa tout en retenue.
Avec « Temps perdu » on espère voir dès l’intro Carla jouer dans la cour du grand Tom Waits. Joli mix entre jazz et chanson. « Déranger les pierres » arpèges et mélodie romantique. Faudra quand même ranger en sortant, siouplait !
« Je suis une enfant » à la couleur très sixties confesse trente amants pour Carla, on est quand même un peu déçus. « L’antilope » au titre qui permettra nombre de disgressions est un peu plus faible côté mélodie. « Notre grand amour est mort » souffre, comme la plupart des chansons de cet album, d’harmonies entendues des milliards de fois. On pourra conseiller à Carla d’être un peu plus aventureuse la prochaine fois car même si sa voix est bien placée et créée une écoute attentive, une impression de monotonie se dégage de cet album, très bien réalisé au demeurant mais un peu vieillot. On a parfois un peu l’impression de se balader du côté de Juliette Gréco circa 1960. Pour finir, la bonne surprise c’est une chanson en italien qui va mieux à la voix de Carla que l’anglais finalement. Ce disque ravira les fans du premier album et moins certains autres lassés de la voir prendre des routes parallèles et peu de risques.
On s'en va sur la pointe des pieds. "Comme si de rien n'était" !
Bon allez il est où le lien de désinscription pour ne pas être inondé de spam et autres niouzes letters ?
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