Brown Wood Sounds Interview
Maurice Endriks : Un nouvel album est en préparation ?
Pierre Darmon : Yes Sir !
M : Do you prefer we speak french ?
P : Yes Sir !
M : Au quai ! Pierre, comment se présente « l’enfant » ?
P : Il imposera des refrains secrets au siècle naissant.
M : Pourquoi secrets ?
P : Vous verrez bien…
M : Quel en sera la couleur ? Est-ce une suite au « King of Petroleum » ?
P : Rien à voir. King of Petroleum est mauve. Le prochain sera bleu orange avec quelques étoiles roses…
M : Sont-ce les mêmes musiciens qui jouent avec vous ?
P : Il y a toujours de nouveaux invités. La formation de base est un groupe de rock mais j’adore jouer avec des sonorités qui viennent mettre leurs grains de poivre, colorer différemment une chanson. Ainsi un orchestre de trompettes ou un quatuor à cordes…
M : Toujours beaucoup de guitares ?
P : Quelques pans de murs…
M : Vous ne voulez pas nous en dire plus ? Toujours le même style ?
P : « Pop Pop Pop Pop… » (sur l’air d’une introduction symphonique)
M : Un certain classicisme pop en sorte ! Quand pourrons-nous apprécier la chose ?
P : Quand celle-ci sera achevée. Pazienza !
M : Pierre, quelle musique écoutez-vous ?
P : Absolument tout ce qui me passe par les oreilles. Il n’y a pas de hiérarchie. « La bonne musique au bon moment » comme disait l’incomparable Zappa. Mais, avouons que cela est très subjectif.
M : On a souligné les influences littéraires dans vos compositions, notamment dans « King of Petroleum », quel livre avez-vous lu récemment ?
P : Au rayon musique, le captivant « En Studio avec les Beatles » de Geoff Emerick, leur ingénieur du son. Et puis, « Interviews d’outre-tombe » de Jérôme Pintoux, un petit livre très amusant ; j’ai adoré « Zanzaro Circus » de Jack-Alain Léger, de la littérature qui pète, qui claque, méchante et stylée. Par ailleurs, j’ai relu « L’Iliade » et « L’Odyssée », et dans l’ordre chronologique l’intégrale San-Antonio qui reparaît dans la Pléiade du pauvre.
M : Vous voulez dire la collection « Bouquins » ?
P : Yes Sir ! Ah ! J’oubliai ! L’inédit de Perec, son premier roman abouti et refusé « Le Condottière ». Je viens juste de l’attaquer. Un régal qui se déguste tout doucement. Une œuvre de jeunesse, des fonds de tiroir, ça ne se boude pas, quand on connaît et aime ce qui suit…
M : Toutes ces lectures influencent-elles vos compositions ?
P : Naturellement.
M : Les Jambons Electriques ont fait de rares apparitions scéniques. A-t-on une chance prochaine de les entendre en Live ?
P : Je veux mon neveu !
M : Pierre, que souhaitez-vous ajouter ?
P : Je vous remercie ainsi que ceux qui sont arrivés au terme de la lecture de cet entretien.
Lyre et délire
Janvier d’ours !
_ Non.
_ Alors, qu’est-ce que t’as fait ?
_ J’ai vieilli. »
(Raymond Queneau, Zazie dans le métro, Gallimard, 1959)
_ Zazie, paraît ksé ton anniversaire ? Toutes façons, avec tes bloudjinnzes, t’fais pas ton âge…
_ Saint-Quentant ? Mon cul !
Pour le cinquantième anniversaire de la parution de «Zazie dans le métro» de nombreuses manifestations sont organisées au Havre, ville natale de Raymond Queneau.
http://www.ville-lehavre.fr/zazie/
Le Prix des choses
Are we not men ? We are des veaux !
Toute l’histoire du Rock se résume finalement à quelques notes en bas de pages de l’œuvre Elvissienne.
Un vieux Pink Floyd vaut une Barett’ de Syd.
Andy se meurt. Shumann lui-même est morte. Le rock est mort ? Vive le Rock.
Car le rock, c’est comme la culotte, on n’en verra jamais le fond.
Pour quatre heures, un paquet de Prince.
Durant Circus : « Je m’éclate aux céréales »
Georgio le fils d’Harri, jaunes les nones, ma kart nez, ring austère, les Bites Eulze, quoi ! Raie vole vert, Rue Berre soule, Serge en pépère, l’Abbé rôde, tout ça. Ça te pulvérise l’Elvis ; le préhistorise. Du coup faut écrire de nouvelles notes en bas de pages.
Première génération de vieillards rockeurs. Les hospices sont Perfecto. Rock n’ Folk côtoie Paris-Match. Âge tendre et Tête de Bois ? Âge gâteux et Tête de nœud. « Ça pue les Colins » vous dire à demain…
Les Doors ont ouverts des portes. Celles du pénitencier ne se sont pas assez refermées sur certains qui pourtant le gueulaient.
Vieux plans : Vend pédale wha-wha, bien dressée, avec laisse et collier cloutés. Vend chambre d’écho avec vue sur la mer, mer, mer...qu’on voit danser, sé, sé. Echange ampli « MarcheMal » contre « Faim d’Air »
Décibels terroristes : Beaucoup de Rien pour du Bruit.
À Marshall donné, on ne regarde pas les lampes.
Le Rock ? Cinq pour cent d’inspiration, quatre-vingt-quinze pour cent de transpiration.
Le Glam-Rock ? Rajoutez de la fuzz et des dentelles.
Le jazz-Rock ? Le complexe des classicos qui veulent tricoter plus vite que Ma Dalton.
Le Punk-Rock ? Quelques crétins crêteux aux doigts palmés montés en épingle à pourisse.
La New Wave ? Aussi démodée que la Nouvelle Vague : Richie Antonoir « Et j’entends pisser le chien…Que c’est triste un chien qui pisse dans le noir… J’entendrai pisser ce chien toute ma vie »
Le Grunge ? Urbains qui se la jouent bûcherons besogneux dans le négligé.
La Gloire ? Mon Jambon Star.


















